Collection

Phares de France

Il existe sur nos côtes des tours de pierre que la mer n’a jamais réussi à abattre.

Construits dans des conditions souvent inhumaines, les phares de France témoignent d’un combat séculaire entre l’homme et l’océan. Sentinelles dressées face aux tempêtes, ils portent en eux l’histoire des bâtisseurs, des gardiens et des marins qu’ils ont guidés dans la nuit.

Avec cette collection, je donne à ces monuments une seconde vie en papier. Chaque phare est modélisé en 3D d’après les relevés d’origine, puis découpé et assemblé à la main, pièce après pièce. Le résultat est une maquette précise, encadrée sous chêne massif, qui capture l’âme de l’édifice autant que son architecture.

Chaque modèle est une pièce unique numérotée.

Phares de France

Phare de Saint-Mathieu

La sentinelle du bout du monde

Sur la pointe de Plougonvelin, là où la terre finit et où commence la mer d’Iroise, un phare se dresse au milieu des ruines d’une abbaye médiévale. C’est l’un des sites les plus saisissants du littoral français.

L’histoire de ce feu remonte au XIIIe siècle : dès 1250, les moines bénédictins de l’abbaye entretenaient un fanal au sommet de leur tour pour guider les navires à l’entrée du goulet de Brest et dans le périlleux chenal du Four. Pendant des siècles, cette flamme n’a pas cessé de brûler.

Le phare actuel, une tour cylindrique de 37 mètres, a été inauguré en 1835 lorsque l’ancienne tour de l’abbaye menaçait de s’effondrer. Bâti en granit de l’Aber-Ildut et équipé d’une lentille de Fresnel, son feu porte aujourd’hui à près de 45 kilomètres. Classé monument historique en 2011, il a pris en 1963 sa livrée emblématique : blanche avec l’inscription « SAINT-MATHIEU » en rouge.

Ce qui rend ce phare unique, c’est son dialogue silencieux avec les ruines de l’abbaye qui l’entoure. La pierre verte des voûtes gothiques, le cri des mouettes, le panorama sur l’archipel de Molène… Ici, l’architecture sacrée et l’architecture maritime se répondent depuis huit siècles.

Galerie photo

Fiche de la pièce

Modèle

Phare de Saint-Mathieu

Collection

Phares de France

Matériaux

Papier d’art, cadre en chêne massif

Dimensions

20 × 50 cm

Technique

Modélisation 3D + découpe et assemblage à la main

Numérotation

Pièce unique numérotée — Collection Phares

Certificat

Certificat d’authenticité signé
Phare Saint-Mathieu encadré en chêne massif — édition limitée, Les Murs de Papier
Phares de France

Phare d’Ar-Men

« L’Enfer des Enfers »

Au large de la pointe du Raz, à l’extrémité de la chaussée de Sein, un rocher affleure à peine à marée basse. C’est là, sur cette roche de quelques mètres carrés battue par la houle atlantique, que des hommes ont décidé de bâtir un phare.

La construction d’Ar-Men, entreprise en 1867, aura duré quatorze ans. Quatorze années de combats contre l’océan. La première saison, les ouvriers n’ont pu travailler que huit heures au total sur le rocher. Cramponnés d’une main à la pierre, régulièrement emportés par les vagues, ils perçaient la roche trou après trou. Le phare sera finalement allumé pour la première fois le 18 février 1881.

Surnommé « l’Enfer des Enfers » par les gardiens qui s’y sont succédé, Ar-Men est devenu le phare le plus emblématique de Bretagne. En 1923, trois gardiens y sont restés bloqués 90 jours sans ravitaillement. Un incendie a un jour transformé la tour en cheminée, forçant les gardiens à fuir par l’extérieur en s’agrippant au câble du paratonnerre.

Automatisé en 1990, Ar-Men continue de veiller seul sur l’un des passages les plus dangereux du littoral français. Sa silhouette fine et verticale, dressée au milieu d’un désert d’écume, reste l’un des symboles les plus forts du patrimoine maritime de France.

Galerie photo

Phare Ar-Men encadré en chêne massif — édition limitée, Les Murs de Papier

Fiche de la pièce

Modèle

Phare d’Ar-Men

Collection

Phares de France

Matériaux

Papier d’art, cadre en chêne massif

Dimensions

20 × 50 cm

Technique

Modélisation 3D + découpe et assemblage à la main

Numérotation

Pièce unique numérotée — Collection Phares

Certificat

Certificat d’authenticité signé
Phares de France

Phare de Chassiron

Sentinelle rayée de l’île d’Oléron

Avant lui, il y avait déjà un feu. En 1685, Colbert fait ériger une tour de 33 mètres à la pointe nord de l’île d’Oléron, pour sécuriser la route vers l’arsenal de Rochefort. Mais la mer travaille : le trafic s’intensifie, la falaise recule. Le signal ne suffit plus.

En 1834, un nouveau phare sort de terre. Les pierres viennent de la carrière de Crazannes, les marches sont taillées dans le granit de Vendée – acheminées par gabares jusqu’au port de Saint-Denis. Le 1er décembre 1836, Chassiron s’allume pour la première fois. Quarante-six mètres de pierre face au pertuis d’Antioche, 224 marches en colimaçon jusqu’à la lanterne.

Pendant près d’un siècle, il reste entièrement blanc. Puis en 1926, trois larges bandes noires viennent ceinturer la tour – six mètres de haut chacune – pour le distinguer de son voisin, le phare des Baleines sur l’île de Ré. Ces rayures lui donnent sa silhouette que l’on reconnaît entre mille, même dans la brume.

Électrifié en 1930, gardienné pendant plus d’un siècle, Chassiron veille sans interruption. Le dernier gardien quitte les lieux en 1998. Depuis, le phare est automatisé – mais son éclat porte toujours à plus de 50 kilomètres par nuit claire, un battement de lumière toutes les dix secondes. Classé monument historique en 2012, il attire aujourd’hui 170 000 visiteurs par an.

Galerie photo

Fiche de la pièce

Modèle

Phare de Chassiron

Collection

Phares de France

Matériaux

Papier d’art, cadre en chêne massif

Dimensions

20 × 50 cm

Technique

Modélisation 3D + découpe et assemblage à la main

Numérotation

Pièce unique numérotée — Collection Phares

Certificat

Certificat d’authenticité signé
Maquette en papier du phare Chassiron - collection Phares de France, Les Murs de Papier

Le processus

Chaque maquette de la collection Phares de France suit le même processus :

Phare Ar-Men encadré détail cartouche technique — édition limitée, Les Murs de Papier
1

Recherche historique

Je documente l’édifice à partir de relevés d’archives, de plans d’époque et de photographies pour restituer fidèlement chaque détail architectural.
2

Modélisation 3D

Le phare est reconstruit numériquement en trois dimensions, ce qui permet de concevoir un patron de découpe précis au millimètre.
3

Découpe et assemblage

Les pièces sont découpées dans un papier d’art épais, puis assemblées entièrement à la main. Ce travail minutieux donne à chaque maquette un relief et une présence que la machine seule ne saurait produire.
4

Encadrement

La maquette est présentée dans un cadre en chêne massif, prête à être accrochée.

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Chaque maquette est une pièce unique. Pour connaître les disponibilités, les tarifs, ou échanger sur un projet, n’hésitez pas à me contacter.